Archive août 2024
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août 2024
- Le dernier bus
21 août 2024 en salle | 1h 26min | Comédie dramatique
De Gillies MacKinnon
Par Joe Ainsworth
Avec Timothy Spall, Phyllis Logan, Saskia Ashdown
Titre original The Last Bus
21 août 2024 en salle | 1h 26min | Comédie dramatique
De Gillies MacKinnon
Par Joe Ainsworth
Avec Timothy Spall, Phyllis Logan, Saskia Ashdown
Titre original The Last Bus
L’histoire réconfortante de Tom, un retraité dont la femme vient de décéder, qui voyage du point le plus au nord de la Grande-Bretagne jusqu’à sa ville d’origine, située au point le plus au sud, en utilisant sa carte de bus gratuite.
Compte rendu de la séance
John
Le dernier bus mais aussi sans doute le dernier voyage, un pélerinage qui va retracer à l’envers, les pas da sa fuite presque soixante ans avant, depuis la Cornouailles à la pointe sud-ouest de l’Angleterre jusqu’au point le plus éloigné des îles britanniques, soit John O’Groats en Ecosse. Fuite provoquée par la mort de l’unique enfant du couple né le 25 décembre 1950 et mort le 24 décembre 1951. Seule la distance permet au couple, inconsolable, un début de guérison avec la promesse d’un retour un jour sur le lieu du drame, retour qui devient impossible pour sa femme avec les années qui passent.
Tom, lui-même en fin de vie, va tenir la promesse envers et contre tout et on devrait lire un jour sur son épitaphe, J’AI TENU MA PROMESSE, J’AI DEFENDU MES VALEURS .
Cependant il faudra tout transposer à la troisième personne, tant notre héros s’efface et ne cherche aucunement à se mettre en valeur lors de sa « mission ». C’est une quête personnelle au nom de sa famille, une preuve ultime de l’amour pour sa femme et son enfant. Le plus étonnant dans ce personnage reste le fait que malgré cette charge émotionnelle très lourde, il trouve de la place pour écouter les personnes qu’il rencontre lors de son voyage. Il porte en lui la mémoire de tant de douleur et cependant sera par moments le sage à l’écoute des traumatismes petits ou grands des voyageurs rencontrés. Il transpire cette bienveillance naturelle, cette capacité de rentrer en résonance , d’entendre et de voir l’essentiel, les douleurs existentielles.
Les anglais aiment bien les héros malgré eux, ce vieux monsieur qui prendra la défense d’une femme voilée, victime d’une agression raciste, ce bras qui viendra entourer une autre jeune femme en pleurs pour on ne sait quelle raison. Tom aidera et soulagera et sera à son tour aidé par d’autres.
Joli portrait de la fin du film quand Tom sera acclamé à son arrivée par une foule bigarrée de toutes les couleurs et origines, petit clin d’oeil au changement de la société britannique . Il est évident que lors de son départ en 1952 Tom n’aurait vu aucune personne de couleur dans cette contrée reculée.
