Archive Avril 2024

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Avril 2024

Affiche du film "Paternel"
Affiche du film "Paternel"
  • Paternel

27 mars 2024 en salle / 1h 33min / Drame
De Ronan Tronchot
Par Ronan Tronchot, Ludovic du Clary
Avec Grégory Gadebois, Géraldine Nakache, Lyes Salem
27 mars 2024 en salle / 1h 33min / Drame
De Ronan Tronchot
Par Ronan Tronchot, Ludovic du Clary
Avec Grégory Gadebois, Géraldine Nakache, Lyes Salem
Synopsis :

Dans une petite ville du centre de la France, Simon est un prêtre dévoué à sa paroisse. Au cours d’une messe, Louise, qu’il n’avait pas revue depuis son séminaire, il y a des années, refait surface. Elle lui présente Aloé, enfant de 11 ans, dont il est le père.

Cette nouvelle va bouleverser son quotidien : peut-il être un bon prêtre pour ses fidèles, et un bon père pour son enfant ? Simon va tenter de convaincre les plus hautes instances de l’Église que sa vocation est compatible avec l’amour paternel.

 

Compte rendu de la séance

John

L’affiche du film montre un des moments du film dans lequel le père/prêtre affiche son amour en tant que papa. C’est cette dualité père/papa qui est au cœur de l’oeuvre. Découvrir qu’il a un fils de onze ans, sans jamais avoir soupçonné son existence, est un tremblement de terre dans la vie de Simon. Saura-t-il lui trouver une place et à quel prix ? La reconnaissance de sa paternité aura comme corollaire l’obligation de renoncer à la prêtrise, il faut éviter « le scandale », ainsi soit-il.

Simon aura voué sa vie à sa foi dans le Christ, foi inébranlable. Prêtre, au service de sa paroisse, entièrement disponible pour les fidèles, personne ne l’attend à la maison jusqu’au jour où Aloé débarque dans sa vie. Un fils qui a d’autant plus besoin d’un père que sa mère disparaît sans laisser de trace. Peu à peu ils se découvrent, Simon remontant le temps à travers les photos prises depuis la naissance d’Aloé, découvrant son amour pour lui.

Le débat qui a suivi le projection était à la fois riche et poignant. Aucune question n’a été esquivée, la franchise, l’authenticité des témoignages de la salle faisant contrepoids à l’hypocrisie des autorités ecclésiastiques. On a évoqué le droit canonique, l’histoire de l’Eglise et du célibat des prêtres. Bon nombre de spectateurs réclament une nécessaire évolution de l’Eglise sur ces questions, sachant que les imams, rabbins et prêtres hindous ont l’obligation d’être mariés pour avoir le droit d’assurer l’ensemble des cérémonies. Ce n’est pas le cas pour le pasteurs protestants. Alors pourrait-on concevoir des prêtres mariés et pères ? Des hommes disponibles pour leurs fidèles et leurs familles.

Si le réalisateur évoque ce drame dans la vie d’un homme, il introduit également un autre thème et un autre drame dans la vie de plusieurs femmes. Je ne vous dirai pas plus.