Archive décembre 2024

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décembre 2024

Affiche du film "La plus précieuse des marchandises"
Affiche du film "La plus précieuse des marchandises"
  • La plus précieuse des marchandises

20 novembre 2024 en salle | 1h 21min | Animation, Drame, Historique
De Michel Hazanavicius
Par Michel Hazanavicius, Jean-Claude Grumberg
Avec Jean-Louis Trintignant, Dominique Blanc, Denis Podalydès

20 novembre 2024 en salle | 1h 21min | Animation, Drame, Historique
De Michel Hazanavicius
Par Michel Hazanavicius, Jean-Claude Grumberg
Avec Jean-Louis Trintignant, Dominique Blanc, Denis Podalydès

Synopsis :

Il était une fois, dans un grand bois, un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne.

Le froid, la faim, la misère, et partout autour d´eux la guerre, leur rendaient la vie bien difficile.

Un jour, pauvre bûcheronne recueille un bébé. Un bébé jeté d’un des nombreux trains qui traversent sans cesse leur bois.

Protégée quoi qu’il en coûte, ce bébé, cette petite marchandise va bouleverser la vie de cette femme, de son mari , et de tous ceux qui vont croiser son destin, jusqu’à l’homme qui l’a jeté du train.

Leur histoire va révéler le pire comme le meilleur du cœur des hommes.

Compte rendu de la séance

John

« C’est un conte. Rien de tout cela n’est arrivé. La vie continue. Le reste est silence ».

Ce sont les derniers mots du film dont le narrateur est Jean-Louis Trintignant. C’est bien ce silence qu’il aurait fallu garder après la projection, j’ai eu tort de lancer une discussion. Chacun avait envie, avait besoin de rester dans sa bulle afin de mieux apprécier le trop-plein d’émotions. Comme des boxeurs après dix rounds acharnés, nous étions sonnés, ivres de douleur et incapables de donner ou de recevoir un coup de plus. Ivres mais peut-être plus combatifs que jamais du côté des « justes », ceux qui se mettent debout pour « maudire les sans âme et sans foi ».

Les canons du conte étaient parfaitement respectés, avec sa polarisation aux deux extrêmes. L’amour inconditionnel et sans limites de toute vie et la haine viscérale au vitriol de l’autre, de l’altérité, de celui qui ne nous ressemble pas. Le réalisateur réussit parfaitement à équilibrer son récit en respectant au plus près le livre de Jean-Claude Grumberg. Entre bonheur et malheur absolu on navigue, l’animation rendant la réalité plus réelle que jamais, dans un combat où les hommes doivent se révéler, les dieux ne sont pas de la partie.

La plus précieuse des marchandises est sans doute cet enfant , « suppôt de Satan » qui ne mourra pas sans contrepartie », cette soif de liberté et de justice également, ce plaidoyer pour l’amour et la vie, avec ses compromis mais sans compromission.