Archive février 2025

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février 2025

Affiche du film "Hola Frida"
Affiche du film "Hola Frida"
  • Hola Frida

12 février 2025 en salle | 1h 22min | Animation
De André Kadi, Karine Vézina
Par André Kadi, Sophie Faucher
Avec Olivia Ruiz, Emma Rodriguez, Rebecca Gonzalez

12 février 2025 en salle | 1h 22min | Animation
De André Kadi, Karine Vézina
Par André Kadi, Sophie Faucher
Avec Olivia Ruiz, Emma Rodriguez, Rebecca Gonzalez

Synopsis :

C’est l’histoire d’une petite fille différente. Son monde, c’est Coyoacan au Mexique. Pétillante, vibrante, tout l’intéresse. Et lorsque les épreuves se présentent, elle leur fait face grâce à un imaginaire débordant. Cette petite fille s’appelle Frida Kahlo !

 

Compte rendu de la séance

John

On a critiqué récemment Audiard pour son traitement inacceptable du peuple mexicain dans son film « Émilia Perez », un peuple de bandits et de narco-trafiquants terrifiants, bref une caricature de la laideur. On pourra de la même manière considérer que le film d’André Kadi et Karine Vézina est tout aussi caricatural, un Mexique avec toutes ses couleurs chatoyantes, sa musique entraînante, son folklore, ses fleurs, fruits et animaux exotiques. Un Mexique trop beau sans doute, mais il ne faut pas oublier que le film est destiné à un public jeune, à partir de l’âge de 6 ans, public qui aura tout le temps de connaître les vicissitudes de la vie plus tard. Soyons jeunes pendant 1h30, le monde en camouflage militaire nous étouffe.

Frida Kahlo était une formidable battante,armée d’une farouche volonté « hors normes » de s’engager politiquement, d’aimer, de voyager et de travailler. Une femme libre et libertaire qui donne de la voix dans une société patriarcale. Malgré son handicap, malgré son corps meurtri, « Frida la boiteuse » a ouvert une porte vers le ciel dans son combat pour vivre. Quand on n’a pas de jambes, il faut apprendre à voler pour regagner le peuple des nuages, ses ancêtres aztèques. Un monde peuplé de créatures exotiques mais dans lequel rôde « la muerte » qu’il faut éviter à chaque instant. C’est pourtant un ciel qui se limitait trop souvent à un miroir placé au dessus de son lit et qui lui permettra de peindre.

143 tableaux en tout, dont 55 auto-portraits, autant de Jocondes de la souffrance physique, émotionnelle,spirituelle et existentielle. L’artiste attire notre attention sur son visage maquillé,son rouge à lèvres et les fleurs dans ses cheveux, ceci afin que l’on regarde moins son haut de corps corseté, sa jambe atrophiée ou alors un corps caché sous d’amples robes inspirées des tenues traditionnelles.

Nous remercions vivement une spectatrice ayant vu deux expositions de l’artiste à Paris. Une première exposition des ses peintures, et une deuxième de ses robes et autres tenues. Dans une longue intervention passionnante,elle nous a expliqué de quelle manière les habits de Frida ont révolutionné la mode féminine internationale et inspiré les stylistes de renom. On aimerait une conférence pour donner suite.