Archive Juin 2024

Archive Juin 2024

Affiche du film "How to have sex"
Affiche du film "How to have sex"
  • How to have sex

15 novembre 2023 en salle | 1h 31min | Drame

De Molly Manning Walker | Par Molly Manning Walker

Avec Mia McKenna-Bruce, Lara Peake, Enva Lewis

15 novembre 2023 en salle | 1h 31min | Drame

De Molly Manning Walker | Par Molly Manning Walker

Avec Mia McKenna-Bruce, Lara Peake, Enva Lewis

Synopsis :

Afin de célébrer la fin du lycée, Tara, Skye et Em s’offrent leurs premières vacances entre copines dans une station méditerranéenne ultra fréquentée. Le trio compte bien enchaîner les fêtes, cuites et nuits blanches, en compagnie de colocs anglais rencontrés à leur arrivée. Pour la jeune Tara, ce voyage de tous les excès a la saveur électrisante des premières fois… jusqu’au vertige.

Face au tourbillon de l’euphorie collective, est-elle vraiment libre d’accepter ou de refuser chaque expérience qui se présentera à elle ?

Compte rendu de la séance

John

En clôture de la « JOURNEE SANTE DES FEMMES » organisée le jeudi 20 juin, nous avons projeté le film « HOW TO HAVE SEX » film qui a reçu le prix de la catégorie UN CERTAIN REGARD au festival de Cannes en 2023. Le titre permet une double lecture et deux traductions possibles soit « comment faire l’amour » façon mode d’emploi Ikéa, soit « comment commencer sa vie sexuelle » quand on a 17 ans.

Cette double interprétation, sans doute voulue par la réalisatrice, est une des clés qui permet de mieux comprendre les enjeux du scénario.
Les organisatrices de la journée, médecin, juriste, infirmières et sages-femmes ont averti le public que certaines scènes pouvaient choquer en raison de leur violence, mais les spectateurs ont pu citer le nom de films comportant des scènes de viol largement plus crues et violentes.

Un débat très intéressant a suivi la projection avec des interventions poignantes de deux femmes victimes d’abus sexuels. Toutes les deux ont évoqué leurs tentatives de cacher les faits comme « la poussière sous un tapis ». Pour l’une des gestes « oubliés, effacés de sa mémoire » pour l’autre un « traumatisme ressurgi et enfin exprimé 35 ans après le drame ». On mesure le degré de douleur, et les expertes dans la salle nous aident à mieux saisir les mécanismes d’auto-défense mis en place.

Il est souvent question de trouver les mots, indicibles, pour un interlocuteur introuvable. Le silence et la solitude isolent les victimes, malgré l’amitié, la sororité, la honte et un sentiment confus de culpabilité cadenassent la parole. Les contours précis du consentement ne sont pas toujours évidents pour les jeunes spectateurs présents hier soir, le sont-ils pour les adultes ?

MERCI AUX INTERVENANTS. D’autres projets avec les mêmes personnes sont à l’étude.