Archive Juin 2024

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Juin 2024

Affiche du film "Le tableau volé"
Affiche du film "Le tableau volé"
  • Le tableau volé

1 mai 2024 en salle | 1h 31min | Comédie dramatique
De Pascal Bonitzer | Par Pascal Bonitzer
Avec Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi

1 mai 2024 en salle | 1h 31min | Comédie dramatique
De Pascal Bonitzer | Par Pascal Bonitzer
Avec Alex Lutz, Léa Drucker, Nora Hamzawi

Synopsis :

André Masson, commissaire-priseur dans la célèbre maison de ventes Scottie’s, reçoit un jour un courrier selon lequel une toile d’Egon Schiele aurait été découverte à Mulhouse chez un jeune ouvrier. Très sceptique, il se rend sur place et doit se rendre à l’évidence : le tableau est authentique, un chef-d’œuvre disparu depuis 1939, spolié par les nazis. André voit dans cet événement le sommet de sa carrière, mais c’est aussi le début d’un combat qui pourrait la mettre en péril. Heureusement, il va être aidé par son ex-épouse et collègue Bertina, et par sa fantasque stagiaire Aurore…

Compte rendu de la séance

John

Pourquoi avoir choisi ce film qui a beaucoup plu à notre public ? Il se trouve que j’ai vu, il y a quelques années, une exposition consacrée à Egon Schiele que j’ai adorée. Alors un film qui évoque le vol d’un de ses tableaux m’a tout de suite attiré, d’autant plus qu’il s’agit d’une histoire vraie. Le vol d’un tableau à son propriétaire juif par le régime nazi, l’élimination d’un exemple de l’art dégénéré. Les nazis n’aimaient pas l’expressionnisme allemand qui parlait beaucoup trop vrai, particulièrement Egon Schiele qui dénude l’homme au propre comme au figuré.

Le réalisateur nous introduit dans le monde des maisons prestigieuses des ventes aux enchères. On est chez Scottie’s, mélange de Sotheby’s et Christie’s et le commissaire priseur admirablement interprêté par Axel Lutz, est prêt à tout pour gagner beaucoup d’argent. C’est un prédateur carnassier qui explique à sa nouvelle stagiaire qu’elle doit accepter de « faire la pute » avec un sourire permanent, car « vivre c’est vendre». Définition réductrice qui me hérisse le poil et c’est sans doute aussi le cas pour Pascal Bonitzer.

Alors, quand on tombe sur un authentique tableau de Schiele chez un jeune ouvrier de l’industrie chimique qui ignore totalement la valeur de sa trouvaille, on en salive. On va pouvoir continuer de financer ses signes extérieurs de richesse, ses Aston-Martins, ses montres de luxe que l’on change tous les jours. Un vernis craquelé qui cache les signes intérieurs de détresse et une solitude que l’on noie dans l’alcool. Le commissaire-priseur est dans l’éloge du factice, même si on observe une certaine évolution du personnage central vers un peu plus d’humanité au cours du film.   

Film intéressant qui nous invite à regarder le travail de cet artiste, un côté Zola cité dans un dialogue, une réflexion sur les valeurs humaines et la définition de la beauté. A voir.

PS : MEMORY actuellement au cinéma est très intéressant et un adhérent m’a dit que TEHACHAPI,  aussi au cinéma cette semaine est remarquable.