Archive mars 2025

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mars 2025

Affiche du film "Le dernier souffle"
Affiche du film "Le dernier souffle"
  • Le dernier souffle

12 février 2025 en salle | 1h 39min | Drame
De Costa-Gavras
Par Costa-Gavras
Avec Denis Podalydès, Kad Merad, Marilyne Canto

12 février 2025 en salle | 1h 39min | Drame
De Costa-Gavras
Par Costa-Gavras
Avec Denis Podalydès, Kad Merad, Marilyne Canto

Synopsis :

Dans un dialogue amical et passionné, le docteur Augustin Masset et l’écrivain Fabrice Toussaint se confrontent pour l’un à la fin de vie de ses patients et pour l’autre à sa propre fatalité. Emportés par un tourbillon de visites et de rencontres, tous deux démarrent un voyage sensible entre rires et larmes : une aventure humaine au cœur de notre vie à tous.

 

Compte rendu de la séance

John

Les toutes premières images du film constituent un lent travelling vertical du tableau de Gustav Klimt « La vie et La mort » de 1915. Le ton est donné.

En tant que l’une des œuvres centrales de Gustav Klimt, celle-ci est considérée comme l’une de ses plus grandes allégories, dans laquelle il a utilisé une composition audacieuse pour aborder le cycle de la vie humaine. Ses premières esquisses sur papier ont été réalisées dès 1908 et ont été portées à l’huile en 1910. Lors de sa première présentation à l’Exposition internationale d’art de 1911 à Rome, Klimt a reçu la médaille d’or.

Pour des raisons inconnues, il a décidé de réviser fondamentalement l’œuvre en 1915. Klimt dépeint l’opposition de la vie et de la mort à travers le contraste formel d’un flux de corps humains nus – mère et enfant, une vieille femme, une femme aimante. couple – entouré d’ornements colorés et de fleurs à droite, et la figure de la mort, solitaire et sombrement vêtue, à gauche. Ce qui était censé être à l’origine un fond doré apparaît, dans la version finale, en gris. La mort presque vigoureuse, enveloppée dans un manteau ornemental bleu, soulève une petite massue rouge, tandis que la vie brille avec ses couleurs vives, ses figures et ses ornements. ( note du ciné-club de Caen)

Pour Costa Gavras, âgé de 92 ans, nous avons certainement affaire à un film en forme de testament, avec une insistance sur la fin de vie qui reste encore la vie et qui doit être vécue de la meilleure façon possible avec l’aide des équipes de soins palliatifs. La souffrance physique est à proscrire, la souffrance psychique soulagée.

De ce point de vue nous avons la chance à Vierzon de connaître le remarquable travail du docteur Essayan et son équipe, loué par plusieurs spectateurs dans la salle. Une fin de vie qui doit rester digne en sachant l’importance de chaque vie et de chaque mort, l’unité d’une mort d’un malade au fond de son lit étant aussi importante que celle de chacune des milliers de victimes de guerre ou d’autres catastrophes.

Certes nous avons affaire à la mort annoncée, mais annoncée par qui et à qui ? Une mort annoncée par le médecin quand le message peut être reçu et annoncée selon les voeux du malade qui reste le maître du temps qui lui reste. Tant que persiste la vie nous nous devons de respecter la volonté du mourant, qui peut dans le meilleur des cas demander « l’autorisation » à son entourage de partir.

Un dernier combat du cinéaste ? Vaste chantier qui demande de l’investissement humain et financier et surtout une énorme confiance dans une médecine qui a comme devise, « La fin de vie c’est encore la vie ».