Archive novembre 2024
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novembre 2024
- Nous n’avons pas peur des ruines
24 janvier 2024 en salle | 1h 20min | Documentaire
De Yannis Youlountas
Par Yannis Youlountas
24 janvier 2024 en salle | 1h 20min | Documentaire
De Yannis Youlountas
Par Yannis Youlountas
Grèce, 2019 à 2023. Mitsotakis remplace Tsipras au pouvoir en Grèce et promet d’en finir avec Exarcheia, un quartier rebelle et solidaire d’Athènes. Mais la résistance s’organise et des renforts arrivent d’autres villes d’Europe. Le cri de ralliement devient No Pasaran !
Au fil des années, d’autres luttes s’étendent du nord au sud de la Grèce pour défendre la terre, la mer et la vie : en Crète, en Thessalie, en Épire… Même sur l’île de Paros dans les Cyclades, la population manifeste sur les plages devenues payantes et réussit à ce qu’elles redeviennent un bien commun, pour le bonheur de tous.
Quand tout semble s’effondrer, à Athènes comme ailleurs, une même réponse se fait entendre : « nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs.
Compte rendu de la séance
John
Belle effervescence dans le cinéma hier soir autour de Yannis Youlountas , réalisateur du film, aussi bien avant et après la projection que pendant le débat. La soirée proposée par le Café Repaire et Ciné-Rencontres a trouvé un public enthousiasmé par l’énergie et l’espoir dégagé par les habitants d’Exarcheia, quartier d’Athènes devenu poche de résistance et qui regroupe tous les laissés pour compte du capitalisme triomphant. Dans les ruines d’une machine qui broie les plus vulnérables, dans la sinistrose ambiante, les gens se mettent debout, se tiennent la main et font face aux chiens de garde du système.
Les migrants sont accueillis les bras ouverts comme des frères et des sœurs, on entend de magnifiques témoignages de jeunes femmes, notamment une Érythréenne et une Iranienne qui veulent rester à tout prix dans leur squat, défendu bec et ongles par les habitants contre toutes les tentatives d’évacuation. Un squat symbole de liberté pour des réfugiés qui ont survécu sur le chemin de tous les dangers de leur exil.
Des habitants venus du monde entier pour partager cette aventure d’humanité qui tente de donner à chacun ce dont il a besoin pour vivre décemment. Un toit, de la nourriture, l’accès à des soins médicaux, à l’éducation, à des services sociaux. Une multitude d’initiatives sont prises, toutes au services des minorités invisibles, les jeunes mineurs isolés, les personnes âgées sans moyens et bien d’autres, dans un élan de solidarité dont les acteurs ne tirent aucune gloire, seulement la joie de contribuer, chacun selon ses capacités, à un bonheur collectif. Finalement ,la force, le ciment de cette aventure humaine se définit dans ce collectif. Collectif dans lequel chacun a sa voix, chacun poursuit sa voie.
Belle réflexion sur l’anarchisme qui débouche sur un nouvel ordre, une nouvelle organisation de la société fondée sur l’égalité des chances. Dans les temps troubles que nous connaissons, cette soirée sert d’antidote et renforce notre espoir de changement de paradigme.
